• Migration

    Situation des migrants en transit à Agadez Un peu de réconfort grâce au CICR

    Ils sont pour la plupart d’origine subsaharienne. Fuyant les conflits ou la pauvreté, ils ont quitté leurs pays à la recherche d’une vie meilleure. Leur point de chute : l’Europe ! Cependant, pour atteindre cette destination, il leur faut parcourir des centaines de km à travers le désert et après moult péripéties les plus chanceux, la Lybie ou l’Algérie, leur embarcadère naturels où malheureusement, l’aventure s’arrête pour certains. Pour apporter un peu de réconfort à ces migrants, à Agadez, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a crée un centre de transit où ils bénéficient de toute l’assistance requise. Sur cette route migratoire, explique Jean-Nicholas Marti, chef de la délégation du CICR, ces migrants arrivent souvent à Agadez dans un état d’épuisement physique et psychologique avancé, et ce, après avoir parcouru jusqu’à 1000 km dans le désert, « entassés dans des camions et par des températures extrêmes. Certains meurent au cours de cette traversée ». Au cours de cette traversée, poursuit M. Marti, « certains sont appréhendés, détenus et expulsés ». Pire, « ils peuvent aussi se retrouver bloqués en plein désert, sans ressources ni moyens de contacter leur famille ». Dépourvus de toute protection, poursuit-il toujours, « ils sont à la merci de bandes armées et il leur arrive même de disparaître sans laisser de traces ». Pour répondre aux besoins les plus criants de ces migrants, la Croix-Rouge nigérienne, en collaboration avec les autorités nigérienne, et avec le soutien du CICR, a mis en place un centre de transit à Agadez. Ce centre a assisté en 2013, près de 7000 migrants auxquels il a servi plus de 19 000 repas tandis que dans le même temps, plus de 2000 migrants, blessés ou malades, ont été pris en charge par le personnel médical mis à disposition par la Croix-Rouge française. D’ores et déjà, depuis le début de l’année 2014, plus de 1100 migrants ont déjà bénéficié de cette assistance. Selon Maxime Dohogne, coordonnateur des activités de protection pour le CICR au Niger, en agissant ainsi, le CICR se concentre uniquement sur les besoins des migrants les plus vulnérables, quel que soit leur statut juridique. Selon, le but est juste de leur apporter le réconfort nécessaire, car, « il s’agit d’une approche exclusivement humanitaire, et nous ne nous occupons pas de limiter ni d’encourager la migration ». À cet effet précise justement Ismael Mahaman, membre de la Croix-Rouge nigérienne et administrateur du centre, certains migrants arrivant au centre avec des problèmes psychiatriques aigus, « leur prise en charge n’est pas facile mais nous finissons toujours par trouver une solution avec les services sanitaires, les familles ou les représentations diplomatiques des pays dont ils sont ressortissants ». Il faut préciser que le centre d’accueil d’Agadez dispose d’antennes annexes à Dirkou et à Arlit. Ainsi, tant au niveau du centre que de ses annexes, animées par des volontaires de la Croix-Rouge nigérienne, en 2013, plus de 3200 appels ont été passés des migrants via des lignes téléphoniques mises gratuitement à la disposition des migrants par le CICR, en vue de rétablir le contact avec leurs familles. Mieux, au cours de la même année, près de 800 migrants qui se sont retrouvés dans des cas extrêmes – souvent bloqués en plein désert – ont pu parvenir sains et saufs à Agadez, grâce au CICR qui a facilité leur transfère. Dans la plupart des cas, certains ont pu survivre grâce aux cinq puits d’étape remis en état par la Croix-Rouge nigérienne et le CICR. Une grosse avancée en soi puisque ces puits constituent les seules sources de ravitaillement en eau le long du parcours des migrants. Seydou Assane Libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne Le coup de frein de la Suisse Le 9 février 2014, les suisses ont voté en faveur d’une loi limitant la migration de masse, et donc la libre circulation des personnes avec l’Union européenne. Ce vote, acquis par 53,3% des voix exprime la totale adhésion des suisses à l’initiative du parti de l’Union démocrate de centre (UDC), contre l’immigration de masse. Par cette initiative, ce parti de la droite populiste, ouvertement anti européen, réclame la réintroduction de contingents étrangers, demandeurs d’asile et autres. Elle a été soutenue par 1,46 million de suisses contre 1,44 million. C’est dire que ce vote vient tout simplement remettre en cause les accords de libre circulation des personnes signés avec l’Europe en 1999 et mis en application en 2002. Un accord qui s’est traduit par une immigration massive d’européens en suisse. Conséquence du vote suisse En gros, il faut dire que cette loi vient introduire dans la constitution suisse un système de quotas limitant l’immigration. Elle devrait, en principe, toucher tous les étrangers qui envisageraient de s’installer en Suisse en l’occurrence, les citoyens européens, les travailleurs des autres nationalités, hors Union européennes, communément appelés « travailleurs hôtes ». Toutefois, malgré le fait que les droits acquis pour les étrangers vivant en Suisse restent valables, certaines dispositions pourraient avoir des conséquences sur ces derniers (les étrangers) car ils pourraient, par exemple, se voir limiter l’accès aux prestations sociales, au regroupement familial et au droit à un permis de résidence de longue durée. En outre, les étrangers qui perdent leur emploi risquent de quitter le pays du moment où, une fois que l’emploi est perdu, donc une fois au chômage, ils peuvent faire appel aux prestations de l’assurance chômage seulement, une fois leurs droits aux indemnités épuisés, ils ont juste six mois pour trouver un nouvel emploi. Faute de quoi, ils perdent leurs permis de séjour, à moins de détenir suffisamment de ressources pour subvenir à leurs besoins. Une restriction au regroupement familial À la lumière des accords sur la libre circulation des personnes entre l’UE et le Suisse, 32,2% des quelques 155 000 nouveaux migrants rentrés en Suisse en 2013 viennent de l’Union. C’est dire que du fait de cet accord, contrairement aux ressortissants des États tiers dont le regroupement familial est soumis à condition, les ressortissants européens ont droit au regroupement, même si elle n’est toutefois pas automatique. Néanmoins, ce qu’il faut noter ici, c’est que même les suisses dont les conjoints et les enfants vivent à l’étranger et qui ne disposent pas de la nationalité suisse seront concernés par la restriction du regroupement familial. Toutefois, selon le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barrosso, en raison du principe de la réciprocité, les quelques 732 000 suisses vivant résident sur l’un ou l’autre des pays peuvent également s’attendre à perdre leur droit de travailler et de vivre dans l’UE. À noter qu’en 2013, ce sont pas moins de 1 886 000 étrangers qui résidaient en Suisse. Soit 23% de la population totale. 66% proviennent d’un pays de l’UE. Entre Janvier et décembre 2013, ce sont près de 81 000 nouveaux migrants qui étaient enregistrés, soit 10,6% de plus que l’année précédente. Seydou Assane


    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :